dimanche 4 avril 2010

jeudi 1 avril 2010

"N'avalez pas les langues", une contribution de Piruli

N’avalez pas les langues
Fénelon, tour de langues, polyphonique carrefour, se tourne en 4; au Nord, il pointe vers l’Angleterre qui a foi en son idiome hégémonique ; à l’Est, il reçoit la germaine Löbau, à la voix de gorge, et se confronte à Berlin en capitale effervescence; il rougit d’enthousiasme à Moscou et s’émeut devant le bel Essénine, au visage de la Poésie même ; à l’Ouest, il s’enflamme en Galice, corne et muse, où l’étoile et l’ange sont guides; au Sud, il goûte le sel de l’Attique et le vin de la mer, et boit la lumière et les fruits de Bogotá.
Fénelon claque les langues et les tire, dans sa soif et son goût de l’autre, toujours en famille avec elles. Il fait sonner les accents libres et bleus des Berbères et l’arabe éloquent lui rend son prestige, ils sont classiques d’honneur.
Et l’on voudrait taper sur l’arabe, et frapper le russe au knout ? Et sans piété filiale, sans respect pour la langue chenue et vibrante, on saignerait le latin ?
Non, non, Nicolas le Grand, alea non jacta, il nous faut prendre langue.
Il faut rendre langues.

mercredi 31 mars 2010

dimanche 28 mars 2010

Une contribution de Dessais

Il faut gravir
La Réforme prend des coups. L’appel du printemps éclôt les révoltes. L’élan frémit et l’on veut prendre le sillage.
Qu’on ne touche pas à l’Ecole publique, avec toute la force du terme « public », est un formidable enjeu : un enseignement de qualité pour tous, et notamment les plus fragiles. Ce qui demande des heures et des professeurs qualifiés, c'est-à-dire qui possèdent leur matière. De même que le passé nourrit le présent, de même les connaissances profondes donnent chair vivante et muscles souples au savoir.
Mais l’Ecole publique a besoin d’être retouchée. Il est vrai qu’elle n’est pas satisfaisante : les plus fragiles n’y trouvent pas leur compte, les professeurs n’ont plus de voix autorisées, et les examens nient la qualité de l’enseignement.
Le refus d’une réforme mutilante s’impose. Sans concessions. La réflexion sur l’Ecole à laquelle on aspire, aussi. Sans concessions. Le temps de la légèreté, de la remise au lendemain, des émerveillements devant des souris et non des montagnes qui donnent l’idée de hauteur est plus que passé.

jeudi 25 mars 2010

Rassemblement à l'appel du lycée Ferrer




Ferrer avait lancé un appel à se rassembler sur la grand' place de Lille; Fénelon a répondu présent hier après-midi. Les médias régionaux aussi. Ce fut l'occasion non seulement de continuer à manifester notre indignation mais aussi d'échanger idées, expériences et contacts en vue d'une action prolongée et unie.

mercredi 24 mars 2010

Manif du 23/03




Nous étions bien sûr présents à la manifestation du mardi 23, accoutrés de nos désormais emblématiques gilets jaunes fluo et brandissant des pancartes promotionnelles à notre effigie. C'était le moment où jamais de se vendre au plus offrant! Et bientôt une grande braderie des profs.

La ronde des obstinés



Mardi nous avons inauguré une action qui sera amenée à se répéter: une ronde bruyante et démonstrative d'un quart d'heure sur la place de la République.
Objectif: Nous faire remarquer et faire entendre nos revendications. Malgré notre petit nombre, c'est chose faite avec les badauds qui passaient Place de la république entre 12h30 et 12h45. Reste à atteindre les plus hautes instances!

Un métier d'avenir #14


lundi 22 mars 2010